Chance ou malchance ? L’histoire de Laura et Théo

Laura est folle de joie.
Lundi, départ au Mont-Blanc avec sa terminale, dont Théo, un garçon qu’elle « tient en haute estime ».

Pas de parents, Théo, les amis, un site de rêve, trop cool, se dit-elle, vivement lundi !
(Oui, tout le monde ne prononce pas le fameux : ça va comme un lundi !)

Samedi 14 heures.

Balle de match, Théo va gagner sa partie contre François.
Plus qu’un point, il attaque et monte au filet quand, aïe aïe aïe, sa cheville se dérobe, il s’écroule, criant de douleur.

Un médecin accourt, le diagnostic est sans appel, grave entorse de la cheville.
Quelle poisse !
Et voilà… Adieu le ski, adieu Laura, pffft… dégouté !

Chance ou malchance ? Qui peut le dire ?

Samedi 21 heures, à l’hôpital.

Le moral en berne, inconsolable, Théo pleure sur les conséquences de sa chute et sur cette guigne qui s’abat sur lui.

Pas le choix, il doit laisser partir Laura pour une semaine… si près de Nicolas.

Lundi 17 heures, à l’hôpital.

Toc toc… Christine, sa mère, entre dans la chambre.
Blanche comme un linge, elle n’ose pas regarder Théo.

Qu’est-ce qu’il y a maman, tu es livide ?!

Christine s’approche du lit, prend la main de son fils et bredouille ;
Mon chéri, j’ai quelque chose à te dire… le… le voyage de ta classe s’est mal passé.
Sur la route, le car… a… comment dire… le car a percuté une voiture !
Heureusement, il n’y a que des blessés, mais Laura a les deux jambes cassées.

Décidément, c’est la scoumoune, hurle Théo en s’effondrant à nouveau en larmes !

On le comprend.
Mais qui peut dire ce que sont vraiment les choses ?
Le temps agit comme un révélateur, c’est pourquoi garder la tête froide face aux évènements est une très bonne idée.

Ne criez pas trop vite à la malchance

En effet, le réflexe habituel dans une telle situation (ou équivalente) est d’invoquer la poisse qui vous empêche de faire ou d’obtenir ce dont vous rêviez.

Or, ouvrir le BDPP, (Bureau des plaintes et des pleurs) est de nul intérêt.
Car il ne crée aucune valeur pour qui que ce soit.

Et c’est précisément, parce que j’ai dû (très) longtemps affronter une adversité inouïe dans ma vie d’homme et d’entrepreneur que j’ai retenu la leçon suivante :

Une chance peut se transformer en problème… et réciproquement !

Les deux volets du sujet doivent être considérés, ce qui favorise une analyse et une vision fines des évènements.
Et donc, un comportement adapté quelle que soit la situation.

Par ailleurs, prenez conscience du caractère volatil des choses.
Car rien n’est figé.

Enfin, admettez que personne n’est perpétuellement dans le camp des chanceux ou des malchanceux.

Concrètement :
La chance de Laura est de partir au Mont Blanc.
Cette chance se transforme en problème : l’accident de car.

Le problème de Théo est sa blessure à la cheville.
Ce problème se transforme en méga chance : il échappe à l’accident.

En synthèse, deux enseignements apparaissent :

Chance ou malchance ?
Dépassez l’évidence

Au départ, sauf cas particulier, on ne sait pas ce que cachent les évènements.
C’est pourquoi, j’insiste, le temps est un facteur décisif dans la compréhension des choses.

Si, dans telle situation, vous estimez avoir été chanceux, gardez la lucidité nécessaire sur les faits en sachant qu’ils auraient pu tourner autrement.
Mais puisque tel n’est pas le cas, pourquoi bouder votre plaisir, savourez le résultat atteint !

À l’inverse, si vous pensez avoir été malchanceux, faites l’effort de dépasser le problème pour voir plus loin.
Et déceler la chance cachée qu’il véhicule parfois.

Cette chance peut apparaître ultérieurement, mais, même sous-jacente, elle est là et bien là.
À vous de la saisir le moment venu.

En dépassant les évidences, et en prenant le recul nécessaire, vous allez mieux vivre quoi qu’il vous arrive.

Chance ou malchance ?
Ne versez pas dans le découragement !

Ainsi considérée, la vie prend une autre saveur.

Même dans des situations tendues, vous éviterez le découragement, l’auto-flagellation et l’inaction.
Mieux, vous grimperez une marche de plus dans la nécessaire lucidité, la confiance en vous et en l’avenir.

Exemple :
Voilà trois fois que votre client repousse votre projet au profit de votre concurrent.

Puis, au hasard d’une conversation, vous apprenez que ledit concurrent est jugé plus inventif sur la promotion du projet.
Ce pourquoi, il emporte l’affaire à chaque fois.

Pensez-vous judicieux de vous décourager et de laisser tomber ?

Transformez le découragement en capacité d’analyse et d’action.

Pourquoi ?

Car en ouvrant vos yeux et vos oreilles, vous venez de repérer une vraie chance, une opportunité majeure.
Et vous savez désormais comment agir au lieu de vous lamenter sur votre prétendue malchance.

Renforcez donc la promotion du projet et hissez là au niveau maximal dont vous êtes capable.

De cette manière, vous augmentez la probabilité de le faire accepter.

En outre, vous créez d’autres chances puisque non seulement vous êtes à présent compétitif auprès du premier client, mais aussi auprès de nouveaux prospects.

Coup double, triple, quadruple…

➡️ À l’appui de ces comportements porteurs, vous pouvez maintenant modifier ce qui doit l’être dans votre vision des choses.

Vous n’avez plus de raison d’invoquer constamment la malchance.
Pas plus que d’invoquer la chance pour expliquer… le succès des autres !

Laissez donc ces réflexes aux pessimistes chroniques et voyez les choses autrement.

Car voir et penser autrement est un des piliers de l’optimisme opérationnel.
Celui qui nous a permis d’inverser les pronostics unanimes des experts pour qui notre entreprise ne devait pas « passer six mois de plus« .
Et qui, pourtant, fut sauvée !

➡️ Et maintenant ?

Faites le point (objectif) sur les situations que vous vivez.

Choisissez une ou deux situations qui vous préoccupent.
Vie professionnelle ou personnelle, peu importe, l’approche fonctionne dans toutes les sphères de votre vie.
Y compris si vous souhaitez rayonner auprès de vos collègues et collaborateurs.

Puis, à la lueur de cet article, réexaminez votre conception de la malchance et de la chance.

Mettez sur la table les éléments qui soutiennent l’une et l’autre de ces positions.
Désossez-les entièrement.
Remettez-les en cause.
Et testez de nouvelles approches concrètes sur les situations concernées.

Ensuite, si vous avez joué ce jeu « dans les coins »,  vous afficherez probablement le sourire des grands jours.
En plus d’une motivation et d’une confiance en vous retrouvée ou consolidée.

En effet,
vous aurez compris que la question n’est pas tant la chance ou la malchance que votre implication dans le déroulé des évènements.
Ainsi que votre capacité à agir résolument pour peser sur les choses autant qu’il est possible.

Dès lors, préparez-vous  à engranger de beaux résultats !

Chance ou malchance ? L’histoire de Laura et Théo

… vous aura permis d’avancer .
Rien ne me fait plus plaisir ! 😊

Jean-Luc HUDRY pour la Ligue des Optimistes de France
Conférencier en Optimisme Opérationnel
Auteur publié :  5 livres

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