11 mars journée mondiale de la start up …

La mentalité de croissance est un processus

La mentalité de croissance est un processus

Partons à la rencontre de l’état d’esprit de croissance, théorisé dans le  livre de Carol Dweck, PhD à Stanford « Growth mindset ». Si dans les grands groupes il n’est pas nécessaire de l’avoir, il est plus que fortement recommandé dans les start-ups, car

 

  • Créer une start-up est un véritable challenge pour l’optimisme
  • Il faut être prêt à relever des défis
  • Faire preuve de flexibilité et d’adaptabilité
  • Prendre des initiatives et être proactif
  • Être ouvert aux feedback et critiques constructives
  • Être passionné par son projet
  • Se former
  • Bien choisir les compétences complémentaires des siennes pour recruter

 

L’esprit de croissance consiste à penser que les qualités sont toujours perfectibles, que les défauts peuvent être diminués, et que les autres seront des alliés plus que des adversaires. C’est la fluidité versus la rigidité, l’exploitation d’un potentiel en harmonie légère contre celle d’une intelligence pesante.

Voici les phrases souvent entendues dans la bouche de Nelson Mandela, Barack Obama, Lou Gerstner, l’ex PDG d’IBM, tout comme Jack Welsh de General Electric ou Anne Mulcahy de Xerox.

  • Je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends.
  • Le feedback a toujours de la valeur et j’en tiens compte.
  • Je m’améliore par la pratique.
  • Je ne renonce pas.
  • Ai-je fait de mon mieux ?

A l’inverse les esprits fixes croient être dotés d’une intelligence gravée dans le marbre et ne cessent de la mettre en avant, le plus souvent pour s’imposer. L’esprit fixe regarde le résultat. L’ancien PDG de Chrysler Lee Iacoca, tout comme Donald Trump peuvent parler ainsi

  • J’évite de faire des erreurs et mieux vaut que vous n’en fassiez pas
  • Ce travail est au top
  • Je sais mieux que quiconque
  • J’abandonne si le résultat n’est pas au rendez-vous

L’esprit de croissance apprend à apprendre, se perfectionne. Les deux mentalités conduisent au succès par des voies et avec des effets fondamentalement différents. Dans leurs relations aux autres, nous avons affaire à deux mondes antagonistes. Le fixe veut flatter son ego, le croissant cherche des gens qui le feront grandir.

J’ai rencontré Bacely Yorobi, un entrepreneur français de la tech, qui enseigne dans plusieurs écoles et a développé une grande capacité à expliquer, décortiquer les concepts. Esprit curieux, je lui ai posé une première question.

 

Quelle est la qualité première qui te semble la plus importante pour vivre sa vie de multi entrepreneur ?

La résilience par rapport au non. Il faut accepter le non car il prépare le oui de demain. Le non signifie simplement que notre proposition ne correspond pas au timing de l’interlocuteur, il ne remet pas les qualités intrinsèques du projet. Il a même cette vertu, comme le sport, de permettre de pratiquer. C’est en se questionnant sur sa propre clarté et sa communication en général que l’on progresse.

Pour moi ce qui me semble important c’est d’anticiper le non par la connaissance fine du non verbal, et continuer à croire en soi, garder le sourire pour la fin de l’entretien.

Il faut avoir conscience de trois niveaux de oui

🔵 Le oui parfait, enthousiaste et inconditionnel,

🟡 Le oui circonstanciel, qui à un moment pourrait donner lieu à la phrase « à la base tu ne devais pas être là mais on t’a donné ta chance »

🔴 Le oui permissif, qui s’appuie sur la diversité, parce que tu es une femme, ou que tu appartiens à une catégorie de race ou de handicap.

Ce qui me semble important, pour réussir et emporter le oui, c’est le timing et le PAD (prêt à diffuser), une brique qui s’imbrique tel un lego dans la stratégie de l’interlocuteur.

Pour y parvenir est-ce une question de chance ?

Je préfère le mot sérendipité, qui est l’étape au-dessus de la chance. J’aime trouver la notion de sérénité dans ce mot, mais je sais qu’elle s’appuie sur des notions que nous retrouvons beaucoup dans la tech :

  • La vélocité
  • La connectivité

C’est une chance provoquée.

Comme en informatique on commence par un réseau de blocs puis arrive un réseau de nœuds, enfin survient une grande chaîne de valeur, et c’est à ce moment que survient la sérendipité. Ce qui se passe en informatique se passe dans le réseau humain, on crée un réseau basé sur la relation mentorat/disciple dans la plus grande bienveillance et la plus grande humilité.

Quand on est en résonance cognitive et émotionnelle avec son réseau, dans une démarche de progrès avec des gens de progrès, on est dans « l’inbound ».

Je suis parfaitement alignée avec ce propos qui est un langage de confiance et de valeurs partagées, même si la notion de sérendipité est ici personnelle et adaptée au monde de l’entreprise.

Sean Elliot, l’inventeur du terme « growth hacking », en donnait la définition suivante « le growth hacker » a pour seul et unique objectif la croissance. L’efficacité de ses actions se mesure en fonction de leur impact sur une croissance scalable et durable ». Il se démarque d’un marketeur classique par sa créativité et son inventivité.

 

Et vous qui préférez-vous côtoyer ? Comment choisissez-vous vos partenaires d’affaire ?

 

En résumé l’état d’esprit de croissance, c’est juste le fait de croire que tout le monde peut développer ses capacités, par l’expérience, parfois par l’effort, parfois sans, parce que cela devait être, et avec une méthodologie implacable.

🙏 Remercions Frédéric Mazzella (Blablacar), Thibaut Hug de Larauze (Backmarket) Charlotte Cadé (Selency), Anthony Bourbon (Feed) de démontrer en 2024 que la France est un beau pays pour entreprendre, que le mindset est la donnée discriminante, et pardon pour tous ceux que je ne cite pas !

👍 Bravo à la French Tech, aux Village By CA, aux business angels, à la BPI, à tout cet écosystème qui en « bonnes nourrices » amorcent les projets du futur et permettent de marcher sur les traces de ceux qui ont ouvert la route comme Xavier Niel ou Catherine Barba Chiaramonti. Le « growth mindset » bien appliqué c’est du « Cashback » assuré !! 💰

Le talent n’est que le début.  C’est le chemin qui compte.

 

Florence Ollivier Duchamp

Déléguée Rennes (35) de la ligue des optimistes, conférencière.

 

Et pour mieux connaître Bacely Yorobi, je vous conseille de lire sa fiche de présentation