Ça va comme un lundi !

Vous connaissez forcément quelqu’un qui, à la question, Ça va ?  répond invariablement Ça va comme un lundi !

Avec l’entrain de celui qui monte à l’échafaud.

Vous-même avez probablement succombé à cette pratique, alimentant l’idée répandue que le lundi est un jour maudit, depuis toujours, et pour toujours.

Mais n’est-ce pas là, un des nombreux réflexes pessimistes que nous véhiculons et reproduisons ?
Tel le trop fameux : On t’appelle quand on est bien arrivés !

Voyons le sujet en deux temps :

– ce premier article plante le décor.
– le prochain article vous livrera des recommandations concrètes à tester dans votre réalité.

En premier lieu, voyons où cette expression, Ça va comme un lundi, puise ses racines.

➡️ La crainte de LUNDIGESTION

Tout commence le dimanche soir, lorsqu’un grand nombre de personnes sentent une boule au ventre les envahir autour de 17 heures.
Car ils redoutent LUNDIGESTION.

En effet, la seule idée de retrouver Françoise, la responsable de l’open space, connue pour ne sourire qu’une fois dans l’année (le 1er janvier), leur soulève le cœur.

D’autres appréhendent la réunion du lundi matin que Fred, leur manager, entame en leur passant un savon pour des broutilles, tout en oubliant de féliciter l’équipe pour avoir décroché le contrat avec les Japonais.

D’autres, encore, ne supportent plus de voir Charles-Albert fayoter auprès du DAF (qui n’y voit que du feu) et ne comprend pas combien ce jeune loup vise son fauteuil comme le chasseur vise le gibier.

Quelques ingrédients de LUNDIGESTION, parmi d’autres.

Et il y a plus :

➡️ Ça va comme un lundi révèle un triple malaise

D’abord, un profond manque d’envie, de sens et de perspectives.

Ensuite, le fait d’être confronté au bureau à quelque chose que vous n’aimez pas.

Enfin, l’effet de répétition, puisque, justement, ce que vous n’aimez pas se reproduit chaque semaine.

Quel résultat ?
Démotivation, désintérêt et autre désengagement.

Vous y voyez plus clair ?
Parfait.
Alors continuons à parler des choses qui fâchent, seul moyen, d’en prendre conscience pour, un jour, les réduire à néant.

➡️ Trois conséquences pour vous et vos collaborateurs  

Prenez conscience qu’en répondant mécaniquement, Ça va comme un lundi, même pour plaisanter, vous jouez contre vous.

En orientant vos pensées sur le négatif.

En reconduisant ce phénomène chaque semaine, donc, en amplifiant votre blues.

En vous interdisant de trouver des solutions pour sortir de cette démobilisation peu vertueuse.

Finalement, vous alimentez et renforcez sans cesse votre désintérêt pour votre job.

➡️ Des pertes d’efficacité et d’opportunités 

Et, pour boucler la boucle, cette expression « sympathique », et apparemment innocente, vous fait également subir de lourdes pertes.

Perte de temps :

En subissant passivement la situation, en vivant chaque semaine sans réagir ces situations que vous n’aimez pas, vous jetez l’éponge et oubliez d’investir le meilleur de vous-même… sur vous-même.
Or, pensez-y : est-il judicieux de vous défiler quand le temps file et que votre carrière défile ?

Perte de compétences :

Les années passent sans que vous n’en tiriez parti.
Pourtant, vous pourriez les utiliser pour enrichir vos connaissances et mieux maîtriser votre job, mais vous ne le faites pas.

Finalement, et sans vous en rendre compte, vos compétences diminuent alors qu’elles pourraient tellement croître et vous faire bondir du lit le lundi matin.
Un joli gâchis, non ?

Perte d’influence :

La perte de temps et de compétences s’additionnent et entrainent un affaiblissement de votre influence dans l’entreprise et à l’extérieur, sur le marché de l’emploi.
Gâchis (bis).

Ne voyant que les problèmes liés à votre job, ne faisant que ce qui vous est demandé et pas un chouia de plus, peu à peu, vous vous éteignez telle la flamme d’une bougie.

➡️En résumé, le pessimisme et le défaitisme ont encore frappé.

Vous empilez les buts contre votre camp et l’emploi de ce triste Ça va comme un lundi joue contre vous à tous les niveaux

De plus, prenez conscience que vous voir commencer chaque semaine sur les rotules mentalement et avec l’enthousiasme d’un dernier de la classe vous pénalise.

Et que cette attitude pénalise aussi vos collègues.

Or, c’est souvent, en équipe, en s’aidant les uns les autres qu’émergent les solutions.

D’un autre côté, pensez à vos proches.

N’aimeraient-ils pas vous savoir à l’aise dans vos baskets dans un job auquel vous consacrez au minimum huit heures par jour ?
Si, bien sûr… ils ne demandent que ça.

➡️ Le moment de réagir est venu et l’objectif est clair, transformer :

Ça va comme un lundi en Ça va comme un samedi, même le lundi !

Objectif ambitieux, certes, mais mettez tout en œuvre pour l’atteindre.

Et puis, surtout, ne craignez pas les critiques car, même s’il y aura toujours quelqu’un pour vous savonner la planche, vous êtes seul maître à bord.

L’important est qu’en prenant conscience des choses, vous puissiez opérer une salutaire transformation.

Et maintenant, interrogez-vous :
Que voulez-vous exactement ?

Laisser votre moral descendre au quatrième sous-sol et s’y installer définitivement ?
Ou mobiliser vos ressources pour prendre votre destin en main et mieux vivre votre job ?

Autrement dit, voulez-vous jouer CONTRE vous ou POUR vous ?

Tell est la seule question qui vaille.

➡️ Le décor est planté.

Si vous n’entendez pas vous contenter de cette situation et que se lamenter ne fait pas partie de votre ADN, alors bravo, un mieux s’annonce. 

C’est pourquoi, à la lueur de ce qui précède, je vous invite à faire le tour du propriétaire : vous.

Et à examiner, point par point, toutes les avancées possibles.

Doté de ces nouveaux acquis, rendez-vous prochainement, dans la Newsletter de la Ligue des Optimistes de France pour le volet 2 de l’article.

Vous y trouverez des réflexions et solutions d’autant plus puissantes que vous maintiendrez votre volonté d’empoigner le sujet.

Et de le triturer jusqu’à une amélioration significative de la situation.

La bonne nouvelle : c’est possible !

 Enfin, rappelez-vous l’objectif, ainsi reformulé :

Passer du blues du dimanche au soir et de « Ça va comme un lundi »  à « Ça va bien, comme un lundi ! »   

Le jeu en vaut la chandelle ! 😉

SUITE DE L’ARTICLE  : Ça va comme un lundi (SUITE )

Jean-Luc HUDRY pour la Ligue des Optimistes de France
Conférencier en Optimisme Opérationnel
Auteur publié – 5 livres –

Site : L’optimisme opérationnel (en refonte) 

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