la-force-de-loptimismeComment développer sa capacité à rebondir ?

Les revers de la vie n’épargnent personne. Mais l’optimiste, au lieu de baisser les bras, se relève et repart à l’attaque. C’est cette capacité de rebond qui lui permet de réaliser tout son potentiel. Comment alors le pessimiste pourrai-t-il l’acquérir ? Et cet apprentissage de l’optimisme ne risque-t-il pas de se faire aux dépens du réalisme ?

Précisons qu’il ne s’agit pas de verser dans un optimisme béat mais de libérer le pessimiste d’un mode d’explication des événements qui l’empêche de vivre ; de l’aider à élargir les choix dont il dispose face à l’adversité.

Il s’agit de briser le cercle vicieux qui déclenche une réaction d’abdication du pessimiste face à l’adversité. En remettant à plat le lien entre adversité, interprétation et conséquences. Les explications pessimistes nourrissent le découragement alors que l’optimisme pousse à l’action positive. Déduction logique : il suffit de modifier ses interprétations habituelles de l’adversité pour pouvoir réagir de façon nouvelle.

Ayant pris conscience du caractère pessimiste de ses interprétations, on dispose alors de deux possibilités d’action :
– en détourner son attention = la distraction
– ou bien les remettre en cause = la réfutation. La seconde option ayant un effet plus durable, c’est sur elle qu’on va mettre l’accent.

En matière de réfutation, il existe 4 grandes techniques :

1) Quels sont les faits ?

L’optimisme se nourrit de faits, non pas d’une vision positive béate et injustifiée mais de faits concrets qui lui permettent de résister à des a priori qui entraînent eux-mêmes des réactions trop négatives.

2) Quelles sont les explications de rechange ?

Rares sont les événements qui n’ont qu’une seule cause. Or le pessimiste a tendance à privilégier la plus défavorable des causes. Et il le fait non pas par réalisme mais par habitude pessimiste.

3) Quand bien même l’interprétation pessimiste est fondée, quelle en est la portée ? Est-il nécessaire de dramatiser ? Une entorse à mon régime ne fait pas de moi un goinfre… Autre angle de vue : quelle est la probabilité des conséquences néfastes que j’imagine ?

4) Enfin quelle est l’utilité de mon interprétation négative ?

Certaines personnes souffrent à chaque épreuve de l’injustice de la vie. Elles n’ont peut-être pas tort, mais à quoi cela sert-il de revenir sans cesse sur ces injustices ? La croyance en un monde juste est peut-être en soi une source de plus de souffrances qu’elle n’en vaut la peine.
Variante (qui renvoie à la « distraction ») : au lieu de s’interroger sur la justesse de son interprétation, on peut tout simplement se demander si cela a une quelconque utilité d’y réfléchir à ce moment précis. Par exemple le funambule doit certes réfléchir aux conséquences d’une chute. Mais pas pendant qu’il avance sur la corde raide !

En résumé, sentiments et actions découlent non pas directement d’une situation d’adversité en tant que telle mais plutôt de l’interprétation que nous en faisons. D’où la possibilité de transformer notre disposition d’esprit face aux revers de la vie et donc de mieux y réagir.
En prenant l’habitude de mettre en discussion ses interprétations négatives, en suivant la séquence : Adversité / Interprétation / Conséquences / Réfutation / Dynamisation.

Synthèse de “La force de l’optimisme” de Martin Seligman – Source :

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