Quelle chance d’écrire ce billet aujourd’hui…

C’est la journée mondiale du cirque !

Loin de moi l’idée de vous faire un numéro d’écuyère ou de casser toutes mes assiettes en m’entrainant à la jonglerie !

J’ai plutôt envie de vous parler du cirque moderne, de sa naissance, de ses clowns et des bienfaits que nous apporte le rire  !

Tout s’abord, un peu d’histoire

C’est peut-être dans les derniers lambeaux de brumes flottant au-dessus des prés bordant la tamise, par une tiède après-midi de printemps, qu’une poignée de curieux a découvert un spectacle insolite.

Présenté entre des cordes et des piquets, un homme en uniforme, une plume fièrement fichée au chapeau exécute d’étranges voltiges sur le dos d’un cheval lancé au galop.

En 1768 Philip ASTLEY, jeune soldat de 26 ans, excellent cavalier, trace une piste rudimentaire dans la terre. Contraint de travailler aux heures les plus claires et les plus chaudes, contraint d’espacer les temps de travail pour ne pas épuiser son cheval ce cavalier vêtu de rouge sang, développant ses exercices au son du tambour et du fifre, est en train d’inventer… le cirque moderne.

Il clôture dans un premier temps son espace, le transforme ensuite dans un établissement singulier ou l’on présente à heures fixes des exercices d’agilité à cheval puis diversifie ses présentations en insérant entre les numéros équestres des exploits acrobatiques, funambulesques, jonglés et bien sûr comiques.

Le mot cirque est utilisé pour la première fois par Charles Hugues en 1870 lorsqu’il crée son amphithéâtre équestre et le nomme « The Royal Circus».

Il ouvre ensuite un cirque à Paris.

Mais en France, Franconi, un italien lui succède (dresseur de canaris). Il crée un nouveau cirque : le cirque Olympique FRANCONI en 1807.

Dans les premiers cirques, le programme comprenait donc surtout des numéros équestres. C’est pourquoi on utilisait une scène circulaire, appelée piste, où le cheval pouvait galoper à vitesse constante; l’écuyer, debout sur l’animal, légèrement penché vers l’intérieur du cercle, était maintenu en équilibre par la force centrifuge.

Ce genre de numéro va se perfectionner au XIXe siècle. Les écuyers costumés, comme Andrew Ducrow, exécutent des pantomimes à cheval ou de gracieux pas de deux avec leurs jolies partenaires. D’autres écuyers, dont les numéros sont plus acrobatiques, exécutent des sauts périlleux en passant d’un cheval à l’autre. D’autres encore forment à plusieurs des pyramides en se tenant en équilibre sur plusieurs chevaux.

D’abord bâti sur des prouesses équestres, le cirque s’ouvre à la pantomime à partir de 1820

Aux spectacles équestres s’ajoutent la première figure du clown

Acrobate d’abord, il utilise son corps pour faire rire (cabrioles, numéros avec des animaux). IL est au début tout seul sur scène, puis rejoint par d’autres personnages permettant la création de duos, de trios et de saynètes. Grâce à l’ordonnance sur la liberté des spectacles en 1864.

Des clowns célèbres : l’Anglais FOOTTIT, le russe POPOV, le suisse GROCK, les frères FRATELLINI.

Etymologiquement, le mot “Clown” signifie “rustaud” en anglais. Dans les pièces de théâtre élisabéthain, le clown était un personnage gaffeur, balourd, ridicule, mais en même temps, doué d’un rude bon sens et d’un audacieux cynisme.

L’apparition du clown se généralise dans la seconde moitié du XIXè siècle. Le premier maquillage sera repris et réinventé au fil des siècles par une succession d’amuseurs, dont Joseph GRIMALDI qui en fera un symbole au début du XIXè siècle : maquillé en blanc, il annonce le clown moderne.

Son costume est misérable, son maquillage grotesque ; c’est celui qui reçoit les gifles et les coups de batte (empruntée à Arlequin). Quant à lui, l’Auguste cultive son aspect dépenaillé, et sa singularité lui vient de la démesure de ses chaussures ou de l’extravagance de son manteau. Tous 2, ils forment un duo : l’autorité du clown blanc partage la piste avec l’Auguste.

Plus tard, le duo comique fut complété par Monsieur LOYAL, toujours en habit, incarnant la direction du cirque, provoque des répliques hilarantes.

A l’origine, le rôle du clown était d’amuser entre deux numéros violents ou dangereux. En prenant de l’importance, les clowns ont donné une connotation nouvelle au spectacle.

A la fin du XIXè siècle, les clowns parleurs surpassent les clowns écuyers ou acrobates, et l’on voit apparaître des duos comiques dont le premier est celui de Foottit et Chocolat. La tradition fut entretenue par Antonet et Béby, Pipo et Rhum, Dario et Bario, Alex et Porto, etc.

Vers 1922, les frères FRATELLINI deviennent célèbres avec leurs numéros de clowns musicaux. Paul, Albert et François étaient aussi admirables musiciens qu’excellents danseurs et acrobates. Souvent accompagnés de comparses, ces acteurs sont appelés “pitres” et “contrepitres”.

Les diverses troupes de clowns musicaux utilisent non seulement les instruments classiques comme le violon, l’ocarina, la clarinette, le saxophone, mais ils jouent aussi de l’accordéon et du concertina (petit accordéon hexagonal).

Le  rire est bon pour la santé 

Les clowns ont fait leur entrée dans certains services pédiatriques pour accompagner les enfants à créer une autre énergie, à sécréter des endorphines, à digérer physiquement, émotionnellement et mentalement leur journée.

Connaissez-vous David Ken et Le LOL Project ?

J’ai eu la chance de le rencontrer et de vivre cette expérience du rire spontané, du lâcher prise !

Il a créé la plus grande galerie d’éclats de rire du monde !

Il a également apporté une touche de lumière et de joie dans les environnements hospitaliers à travers la France.

En capturant des clichés de patients, de soignants et de visiteurs partageant des moments de rire et de complicité, cette initiative révèle le pouvoir thérapeutique du rire.

Les photos de Ken ne sont pas seulement des images, mais des instants de connexion humaine qui transcendent la maladie et la douleur. Elles incarnent l’espoir, la résilience et la force de la communauté médicale et des patients. Le sens du rire à l’hôpital ne se limite pas à divertir, mais il renforce également les liens sociaux, réduit le stress et stimule le système immunitaire. Grâce au LOL Project, les hôpitaux deviennent des lieux où le sourire et la bonne humeur sont des remèdes précieux, offrant un répit dans les moments difficiles et créant des souvenirs inoubliables pour tous ceux qui y participent.

Le rire est un langage universel à lui tout seul.

Il nous procure des émotions agréables, nous permet de prendre du recul, de relativiser, il nous ouvre un nouveau champ de possibilités, met de la lucidité sur nos problèmes, développe notre créativité.

Pourquoi ?

Parce que notre cerveau reconnaît ce signal et libère des endorphines, 1 des 4 hormones principales du bonheur !

Le rire est un boosteur de santé.

Il stimule notre système immunitaire, soulage la douleur, fortifie notre cœur, réduit notre stress, redonne de l’énergie.

Plus vous riez, souriez, plus votre sentiment de joie est intense.

Et plus vous trouverez  de. plus en plus des occasions de sourire, c’est un cercle vertueux.

Alors si vous commenciez à prendre soin de votre santé par le rire ?

  • Ecoutez vos humoristes préférés, mettez votre film d’humour culte, multipliez vos sorties avec des ami.es drôles…
  • Allez rechercher dans vos souvenirs une situation, une image qui vous a fait rire ou sourire. Fermez les yeux et entrez à nouveau dans la scène. Laissez-vous porter par cette sensation de bien-être, de joie. Votre cerveau libère à nouveau des endorphines.
  • Testez cet happy défi : faites sourire 5 personnes inconnues avec votre sourire. Ressentez ce que cela provoque en vous quand la personne vous répond par son sourire. Cela crée une connexion positive

Et vous savez quoi ?

  • Le rire stimule les abdos ! Alors avec l’été qui arrive, c’est un super plan, non !!! 
  • Vous n’avez pas envie d’aller courir aujourd’hui ? Alors riez ! 1 minute de rire équivaut à 10 minutes d’aviron !!!

Sourire mobilise 15 muscles mais faire la gueule en sollicite 40. 

Reposez-vous : souriez. 

Christophe André

Vous l’aurez compris, sourire et rire est bon pour votre santé physique, mentale et sociale.

Il vous fait faire du sport et vous repose !

Libérez un max de ces merveilleuses et joyeuses hormones et ne laissez pas passer une journée sans rire ou sourire.

Et si vous commenciez dès votre réveil par sourire ?

Pour remercier ce nouveau jour qui commence, cette vie qui circule à nouveau en vous, ce « miracle matinal » comme l’écrivait le philosophe, M. Serres.

Je vous souhaite un happy mois d’avril et tous les jours qui suivent 

J’espère vous avoir fait rire ou sourire !

Riez, souriez, c’est tellement contagieux !

 

Corinne Laborie, Happy-cultrice !