En cette journée où la plaisanterie est à l’honneur, vous vous demandez peut-être d’où vient la tradition des poissons d’avril. D’où l’idée de cet article, qui devrait vous divertir, vous étonner… et peut-être même vous émouvoir.

Et il est garanti 100% SANS poisson d’avril ! 💯

 

Les origines du poisson d’avril : à vous de choisir votre explication préférée !

Plusieurs explications ont été données à ce sujet. À vous de choisir votre préférée parmi celles-ci :

  • Dans la Rome antique, on célébrait pendant le mois de Mars (le dieu de la guerre), une fête appelée Hilaria, pendant laquelle on pouvait se déguiser, se moquer de ses voisins, faire des farces, et ce, en toute impunité. On comprend bien l’attrait que pouvait revêtir une telle fête, notamment pour les personnes du peuple qui pouvaient ainsi ridiculiser la noblesse sans crainte d’être punis.
  • Un dictionnaire mentionne, en 1466, l’entrée « poisson d’avril » et en donne la définition suivante : « entremetteur, intermédiaire, jeune garçon chargé de porter les lettres d’amour de son maître ». Le dictionnaire n’explique toutefois pas la raison de l’association entre l’animal et la date.
  • En 1561, un poème flamand comique raconte les déboires d’un pauvre serviteur amené à courir partout pour accomplir diverses tâches loufoques commanditées par son maître et qui se lamente de cette « course de fous » en se demandant sans cesse s’il s’agit d’une plaisanterie. La mention « poisson d’avril » apparaît dans le texte, mais comme je ne comprends pas le flamand, je ne peux pas vous en dire plus.
  • Pendant le Moyen-Âge, la nouvelle année débutait fin mars, au début du printemps (ce qui fait plutôt sens, quand on y pense…) et donnait lieu à une série de festivités s’achevant le 1er avril, puis, lorsque nous sommes passés du calendrier julien au calendrier grégorien, en 1564, ce fut le 1er janvier qui devint la date officielle du jour de l’An. Vous imaginez bien que certains sont restés fidèles à l’ancienne tradition et, comme souvent, les « novateurs » se sont moqués des « traditionalistes », en les faisant passer pour des fous puisqu’ils souhaitaient la nouvelle année avec trois mois de retard sur les autres (au Royaume-Uni, le 1er avril porte le nom de « April’s Fools » : les Fous d’avril).
  • Une autre explication fait un lien entre le Carême chrétien, pendant lequel on avait le droit de consommer du poisson (et quasiment que cela), et le fait de ne pas avoir le droit de rire pendant cette période, rendant donc l’activité d’accrocher un poisson dans le dos de ses interlocuteurs à la fois libératrice (ils en avaient un peu marre de manger du poisson au bout d’un mois) et « subversive » (en poussant les autres à rire, alors que c’était interdit).
  • On peut aussi considérer que la date du 1er avril indiquait autrefois l’ouverture de la pêche. Et comme on souhaitait attraper beaucoup de poissons « crédules » (c’est-à-dire qui ne verraient pas les hameçons), afin de se porter chance, on essayait d’attraper autant de personnes avec des plaisanteries que de poissons qu’on espérait remonter.

Alors, laquelle de ces explications préférez-vous ? Dites-moi tout en commentaire ! 💬⬇⬇⬇

💡📖 Si vous voulez approfondir ces références historiques, vous pouvez lire cet article d’Euronews sur les origines du poisson d’avril et la façon dont les Européens le célèbrent ou celui du Figaro s’interrogeant sur l’étymologie de cette expression.

 

Saviez-vous que les poissons pouvaient être optimistes ou pessimistes ?

Au cours de mes recherches sur l’origine du poisson d’avril, et afin de relier cette tradition à l’optimisme autrement que par son recours à des blagues parfois douteuses, j’ai trouvé une histoire assez incroyable sur un poisson… optimiste.

Et je vous JURE qu’il ne s’agit pas d’un poisson d’avril !

J’ai tellement aimé cette histoire que je vous la raconte ici, en espérant qu’elle vous touchera autant que moi.

 

Les biais de jugement chez les poissons

Sébastien Moro, vulgarisateur scientifique dans le domaine de la cognition animale, a collaboré à un article passionnant dont la question est Les poissons ne ressentent pas la douleur : vrai ou faux ?

Il nous présente des études qui ont été faites sur de nombreux animaux, notamment des mammifères.

Un animal qui vit dans un milieu difficile et se retrouve confronté à de nombreuses expériences éprouvantes aura tendance à éviter de prendre des risques, car à chaque fois qu’il en a pris par le passé, ça s’est souvent soldé par des résultats négatifs. Cet animal développe alors ce qu’on appelle un biais de jugement «pessimiste».

En revanche, un animal dont la vie se déroule à merveille, les ressources sont abondantes et chaque nouvelle exploration se solde par un succès, aura tendance à facilement prendre des risques, puisque ça lui a toujours réussi jusque-là. Cet animal développe alors un biais de jugement «optimiste».

Cela rappelle furieusement le comportement d’humains dans notre entourage, non ? 😉

 

L’expérience a été tentée sur des poissons d’une espèce spécifique, connue pour rester en couple, les Amatitlania Siquia. Eh bien, figurez-vous que si la femelle n’apprécie pas le mâle qu’on lui impose, elle ne se reproduira pas aussi facilement et aura un comportement plus pessimiste que si elle peut rejoindre son compagnon préféré.

Pour Sébastien Moro,

cette étude permet de conclure que les poissons sont capables développer des biais de jugement et que leurs émotions vécues influencent leur réaction à des évènements futurs.

Avouez que vous voyez les poissons sous un autre jour, maintenant, non ? Et attendez, ce n’est pas fini !

 

Comment un chagrin d’amour peut rendre un poisson pessimiste

J’ai trouvé un autre article racontant plus précisément l’expérience réalisée sur le cichlidé zébré.

Après avoir appris aux poissons à ouvrir des boîtes avec des couvercles, les chercheurs ont disposé des boîtes au couvercle noir ⚫ contenant de succulents vers sur la gauche de l’aquarium. Puis, sur la droite de l’aquarium, ils ont mis des boîtes avec des couvercles blancs ⚪ qui, elles, étaient vides.

Après plusieurs expériences positives sur les boîtes au couvercle noir et négatives sur les boîtes au couvercle blanc, les poissons ont appris à ne rien attendre des boîtes blanches.

Là où l’expérience devient intéressante, c’est lorsqu’on place une boîte au couvercle gris ☯ au centre de l’aquarium.

Là, on voit tout de suite la différence entre les poissons « optimistes », qui vont très vite tenter l’expérience et les poissons « pessimistes », qui vont mettre plus de temps à y croire.

Et cette expérience a également permis de démontrer qu’un même poisson pouvait DEVENIR pessimiste s’il avait été séparé de son partenaire préféré. Il ouvrait alors la boîte grise avec moins de rapidité qu’avant. 💔😰

 

L’article fait la part belle aux « sentiments » supposément ressentis par les poissons, en parlant même de « chagrin d’amour » et j’avoue que l’histoire m’a touchée. 💗

J’ai aussi énormément apprécié le fait que les chercheurs n’aient pas poussé l’expérience plus loin « pour des raisons éthiques », en ne voulant pas rendre les poissons malheureux. 🥰 🐟🐠🐡

Vous pouvez voir une vidéo de l’expérience ici.

Alors, comment avez-vous trouvé cette histoire ?

Si vous croyez qu’il s’agissait d’un poisson d’avril, j’ai le regret de vous dire que pas du tout, tout cela est vrai. 👍

Mais pour ceux qui ont absolument besoin de leur « dose » de poisson d’avril, j’ai ce qu’il vous faut ci-dessous. 😉 ⬇⬇⬇

 

Lapin d’avril !

Eh oui, je ne vous propose pas un poisson d’avril, mais de (re)découvrir le « lapin d’avril » proposé par la Police nationale en 2019.

Dans un tweet, la Police avait publié une vidéo très « officielle » annonçant qu’elle recrutait… des lapins.

Eh bien, nombreux avaient été les internautes qui avaient répondu à cet appel à candidatures en proposant leurs animaux de compagnie ! 😁

 

Et voilà, ce long article se termine, j’espère qu’il vous aura amusés, informés et divertis.

Bon courage pour cette journée où tout le monde essaiera de vous berner.

 

Et si vous vous faites attraper, ce n’est pas grave !

Beaucoup se sentent gênés de s’être « fait avoir », se sentent comme le « dindon de la farce » et s’en veulent de leur naïveté.

Je ne pouvais donc pas vous quitter sans vous rappeler la définition de la naïveté selon Le Robert :

Définition de la naïveté selon Le Robert : "Simplicité, grâce naturelle empreinte de confiance et de sincérité"

Alors, hauts les cœurs et bonne journée emplie de sourires et de confiance ! 💗

Nathalie, pour la Ligue des Optimistes