Une étude de la Banque mondiale montre que le nombre de pays très pauvres a été divisé par deux depuis le début du siècle.

«Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit. » Il suffit de zapper d’une chaîne d’information en continu à une autre pour comprendre la pertinence intacte, quatre siècles plus tard, de cette maxime de François de Sales, saint patron des journalistes. Ces derniers ont compris le risque de faire fuir le téléspectateur en relayant les bonnes nouvelles, qui ne font pas de buzz et encore moins d’audience.

Selon une récente étude de la Banque mondiale, publiée dans l’indifférence générale, le nombre de pays très pauvres, officiellement et pudiquement désignés pays « à faible revenu », c’est-à-dire inférieur en moyenne à 995 dollars annuels par habitant, a été divisé par près de deux depuis le début du XXIe siècle. On en comptait 64 en 2001 (le seuil retenu était alors de 755 dollars), mais plus que 34 en 2019.

Parmi les promus ayant accédé à la division supérieure des pays « à revenu intermédiaire » se trouvent quelques géants démographiques : l’Indonésie, où le PIB par habitant est passé de 580 à 3 540 dollars, le Nigeria (de 310 à 2 080 dollars), le Pakistan (de 470 à 1 580 dollars), le Vietnam (de 370 à 2 170 dollars) et surtout l’Inde (de 450 à 1 820 dollars). Ces cinq pays totalisant à eux seuls plus de 2 milliards d’habitants, cela explique cette autre statistique aussi impressionnante que réconfortante relevée par la Banque mondiale : les pays « à faible revenu » qui représentaient 40,9 % de la population de la planète en 2001, ne sont plus que 9,4 % aujourd’hui.

Les pays pauvres ayant connu les plus spectaculaires élévations de leur niveau de vie se situent dans toutes les régions du monde. L’Angola a vu son revenu par habitant multiplié par quinze en à peine vingt ans (de 220 à 3 330 dollars), la Mongolie par neuf (de 350 à 3 290 dollars), le Laos par huit (de 280 à 2 270 dollars), le Soudan par sept (de 330 à 2 380 dollars), la Moldavie par six (de 370 à 2 180 dollars) et le Nicaragua par cinq (de 430 à 2 130 dollars).

Croissance et mondialisation. 

À l’origine de cette diminution à un rythme inédit de la misère sur Terre, deux mots qu’on n’ose presque plus prononcer en France en public de peur d’être accusé de crimes contre la patrie et l’écologie : la croissance et la mondialisation. Les 64 pays « à faible revenu » recensés en 2001 ont enregistré en moyenne une hausse annuelle de leur PIB de 5,3 %, bien supérieure à celle de 1,6 % observée durant la décennie 1990, nettement supérieure aussi aux 3,6 % dans les autres pays émergents.

Les experts de la Banque mondiale mettent en avant plusieurs facteurs pour expliquer cette forte et rapide expansion : la hausse du prix des matières premières grâce à la demande en provenance des pays industrialisés ; les programmes d’annulation partielle de leur dette (passée de 84 % du PIB en 2001 à 49 % en 2018), qui ont permis aux pays les plus pauvres de la planète de dégager des ressources financières pour investir dans les infrastructures et l’éducation. Le taux de personnes ayant accès à l’électricité y est passé de 30 % à 53 % depuis le début du siècle, tandis que celui de la scolarisation dans l’enseignement secondaire y a été multiplié par deux, de 24 % à 47 %.
À cela s’est ajoutée une meilleure intégration au commerce mondial grâce à des accords – encore un horrible mot – de libre-échange régionaux, comme celui de 2009 entre l’Inde et l’Asean, dont ont rapidement profité le Bhoutan et le Bangladesh, ou celui signé en 2014 par la Moldavie avec l’Union européenne.

Le Prix Nobel d’économie Amartya Sen a montré que les famines contemporaines résultaient moins d’un manque de nourriture que de dysfonctionnements d’origine politique dans la distribution de celle-ci. Il en va de même pour la persistance de la grande pauvreté, dans un nombre heureusement de plus en plus restreint de pays : elle s’explique beaucoup moins par un déficit structurel de ressources naturelles et humaines que par l’impéritie gestionnaire de gouvernements corrompus et bellicistes. Quitte à passer pour un illuminé complet en ces temps de catastrophisme ambiant, c’est une raison supplémentaire de se montrer optimiste sur la marche du monde

Pierre-Antoine Delhommais
Source : www.lepoint.fr/editos-du-point/pierre-antoine-delhommais-le-recul-de-la-misere-ne-fait-pas-le-buzz-27-06-2019-2321325_32.php

LES PROCHAINS ÉVÉNEMENTS OPTIMISTES

Les Délégués et sympathisants de la Ligue des Optimistes de France organisent des nombreux événements auxquels ils vous invitent : animations, Dîners d’Optimistes et conférences. Réservez vos dates !

– Jeudi 12 septembre à La Roche-sur-Yon : dîner des Optimistes. Boostez votre joie de vivre et découvrez des exercices pour cultiver l’optimisme avec Corinne Marchand, rigologue, et Catherine Brémond, consultante en management.
Informations et inscriptions : liguedesoptimistes.fr/evenement/diner-des-optimistes-a-la-roche-sur-yon/

– Le 15 septembre à Chateauroux : conférence optimiste. Dans le cadre du salon « Nature, Santé, Bien-être » organisé par les associations « Bien-Être en Berry » et « Libellule » qui se tiendra les 14 et 15 septembre à Châteauroux, Philippe Joffe, représentant de la Ligue des Optimistes de France animera une conférence débat : « L’Optimisme, un état d’esprit qui fait du bien » le dimanche 15 septembre 2019 à 16 heures.
Toutes les informations sur le site du salon : www.salonnaturesantebienetre.fr

– Le 24 septembre à Agen : dîner optimiste et conférence « On a tout pour être heureux, même au travail » animée par Gillas André. Venez découvrir des outils concrets pour activer l’optimisme dans votre vie au quotidien.
Informations et inscriptions : liguedesoptimistes.fr/evenement/diner-des-optimistes-a-agen-2/

– Le 3 octobre à Metz : Dîner des Optimistes et conférence exceptionnelle de Christophe Bichet : “Nous sommes tous des grimpeurs”. S’accrocher, prendre de la hauteur, lâcher prise, prise de risque, prise de chou… Les métaphores sont innombrables, et Christophe sait les utiliser pour amener les personnes et les organisations à accélérer la réalisation de leurs objectifs et de leurs rêves.
Le lieu : la plus belle et la plus grande salle d’escalade de Lorraine et le restaurant La Boca.
Informations et inscriptions : liguedesoptimistes.fr/evenement/diner-des-optimistes-a-metz/

– Du 2 au 20 octobre à Lille : Festival du film sur le thème “Optimiste Attitude – l’aventure Humaine” qui diffusera des films qui intègrent l’optimisme et/ou une aventure humaine. L’objectif de ce festival est aussi de proposer des débats après quelques diffusions choisies.
Informations : https://optimistfilm-festival.com

– 17 octobre à La Rochelle : Soirée Lectures Optimistes
Venez partager les coups de coeur littéraires qui vous ont fait du bien, qui vous ont enthousiasmé, qui vous ont rendu joyeux, optimistes, positifs… à la Joyeuse Librairie Indépendante Les Rebelles Ordinaires de La Rochelle. Entrée libre et gratuite.
En savoir plus et s’inscrire : https://www.liguedesoptimistes.fr/evenement/soiree-lectures-optimistes-a-la-rochelle-le-17-octobre

– Le jeudi 31 octobre 2019 à 19h30 à Strasbourg : concert à la Grande Halle de la Bourse : la Ligue des Optimistes de France et la Strasbourg Live Session vous offrent un show exceptionnel de l’artiste Bo* JOHNSON. Les bénéfices de ce projet seront reversés à la maison rose de DAKAR.
En savoir plus : https://www.liguedesoptimistes.fr/evenement/concert-a-strasbourg/

Nos événements sont détaillés ici : https://www.liguedesoptimistes.fr/evenements/

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Contactez-nous à info@liguedesoptimistes.fr et faites-nous part de votre projet.
Nous vous enverrons gracieusement un guide pratique pour organiser, animer et réussir un Dîner des Optimistes, ainsi que des brochures et des petits cadeaux optimistes pour les participants.

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