Chaque année, le World Happiness Report classe les pays selon le niveau de bonheur ressenti par leurs habitants.
En 2025, le verdict est sans appel.
La Finlande, le Danemark, la Norvège ou encore l’Islande occupent une nouvelle fois le sommet du classement.
La France, elle, arrive 33ᵉ.
Ce chiffre peut faire sourire. Ou grincer.
Mais il pose surtout une vraie question : qu’est-ce qui rend un pays heureux ?
Le bonheur n’est pas une humeur, c’est un système
Contrairement à une idée répandue, les pays les plus heureux ne sont pas ceux où l’on affiche le plus grand sourire.
Ce sont ceux où l’on se sent en sécurité, soutenu, reconnu.
Le rapport s’appuie sur des critères très concrets :
la confiance dans les institutions,
le soutien social,
la liberté de faire des choix de vie,
l’espérance de vie en bonne santé,
la générosité,
la perception de la corruption.
Autrement dit : le bonheur n’est pas seulement une affaire intérieure. C’est un cadre collectif.
Le Happy Model nordique : « prendre soin de nous »
En Finlande ou en Norvège, le bonheur repose sur un principe simple :
👉 prendre soin de nous.
Cela se traduit par des services publics solides,
une forte confiance entre citoyens,
une culture de la coopération plus que de la compétition,
et une responsabilité partagée du bien-être.
On n’y demande pas aux individus d’aller bien coûte que coûte.
On construit un environnement qui rend la vie vivable, même quand elle est traversée par l’épreuve.
En France : le bonheur comme responsabilité individuelle
En France, le modèle est différent.
Nous avons progressivement glissé du prendre soin de nous vers le prendre soin de soi.
Le bonheur devient une affaire personnelle, parfois même une injonction.
Il faut travailler sur soi.
Gérer ses émotions.
Être résilient.
Rester positif.
Avancer malgré tout.
Et lorsque cela ne va pas, le mal-être est souvent vécu comme un échec personnel.
On se sent responsable… parfois coupable de ne pas être heureux.
Et si l’optimisme redevenait collectif ?
L’optimisme n’est pas une pensée magique.
Ce n’est pas nier ce qui est difficile.
C’est une force vitale, nourrie par le lien, la confiance et le sentiment d’appartenir à un tout.
Les pays les plus heureux ne demandent pas à leurs citoyens d’être optimistes.
Ils créent les conditions pour que l’optimisme puisse émerger naturellement.
Rejoindre le top 10 : une question de choix de société
Si la France voulait remonter dans ce classement, il ne s’agirait pas
d’apprendre à sourire davantage
ni de multiplier les discours positifs.
Il s’agirait plutôt de repenser notre modèle :
remettre du nous là où tout repose sur le je,
valoriser le lien autant que la réussite,
considérer le bien-être comme un enjeu collectif, et non comme une charge individuelle
Le bonheur, concrètement, qu’est-ce que cela change ?
Parler de bonheur peut sembler abstrait. Pourtant, dans la vie quotidienne, cela a des effets très concrets.
Un pays où les habitants se sentent soutenus est un pays où l’on se sent moins seul face aux difficultés.
Un pays où la confiance est forte est un pays où les relations sont plus simples.
Un pays où le bien-être est une priorité est un pays où l’on vit avec moins de peur et plus de sérénité.
Le bonheur collectif ne supprime pas les épreuves.
Il permet simplement de mieux les traverser.
C’est peut-être là que tout commence.
Et si le bonheur devenait une aventure collective ?
Dans les pays les plus heureux, le lien ne se décrète pas. Il se cultive. Cela passe par des actions simples, accessibles, profondément humaines :
créer des espaces de parole bienveillants,
soutenir des initiatives locales qui recréent du lien,
valoriser la solidarité plutôt que la performance individuelle,
oser choisir l’optimisme comme posture consciente,
rappeler, encore et encore, que le nous est une force.
Des initiatives comme celles portées par la Ligue des Optimistes de France montrent qu’un autre modèle est possible :
un optimisme lucide, incarné, contagieux,
un optimisme qui ne se vit pas seul, mais ensemble.
Ysabelle-Rose Mouchigam, pour la Ligue des Optimistes.


Bravo pour le « nous » et la coopération !
Merci pour ce regard.
Le « nous » et la coopération sont des clés… et il reste tant à inventer ensemble.
Merci 🙏
Merci à toi.
Oui, ensemble, incarnons ce que nous souhaitons voir.
C’est souvent là que tout commence !
Merci Ysabelle Rose pour cette belle mise en avant des vertus du collectif dans la recherche du bonheur et le développement de l’optimisme
Et merci de rappeler que l’optimisme est l’une des voies vers le bonheur que nous recherchons tous !
Merci pour ce retour.
Le collectif, quand il est nourrissant, ouvre de véritables chemins vers le bonheur, et l’optimisme en fait pleinement partie.
Waouw ! J’ai adoré cet article ! Merci beaucoup Ysabelle-Rose !!
Je suis, bien sûr, à 💯% d’accord avec ce focus sur le « nous » et j’espère de tout cœur que nous remonterons dans ce classement. Il faudrait un membre de la Ligue à la tête de notre pays, clairement. 😉
😄 J’avoue, l’idée fait sourire !
En attendant, soyons tous des « ministres du nous » au quotidien.
Et serait, c’est un bon début 😉
MERCI***BRAVO***TELLEMENT VRAI****VIVE LES PAYS NORDIQUES ET LA FINLANDE SURTOUT ( outre leur mentalité ) Encore BONNE Année 2026*
Merci pour cet enthousiasme communicatif 😄
Oui, les pays nordiques et la Finlande en tête nous rappellent qu’un autre rapport au collectif est possible.
Très belle année 2026 à toi aussi, qu’elle soit vivante, reliée et pleine d’élans ✨
Merci. Article très intéressant. Heureusement en France, il y a la famille et les associations qui permettent de se sentir en sécurité.
Merci pour ce partage.
Oui, la famille et les associations restent des piliers importants du lien et de la sécurité en France.
Mettre en place les conditions pout uqe le binheur bien etre enthousiasme puisse emerger c’est aussi selon moi le role des dirigeants et managers en entreprise !
Oui, pleinement d’accord.
Le rôle des dirigeants et managers est essentiel pour créer les conditions d’un bien-être durable au travail.
Merci Ysabelle ROse pour ce message très inspirant.
C’et tellement juste, tellement vrai. Hâte d’échanger.
Oui, le bonheur est bien plus que le positif, le cultiver nous fait du bien. L’une des actions essentielles est de créer du lien qui nous rend plus fort et vivre ensemble, avancer ensemble en s’écoutant.
Merci beaucoup pour ton message.
Oui, le bonheur dépasse largement le “positif” : il se cultive dans le lien, l’écoute et le fait d’avancer ensemble.
C’est souvent là que naît une vraie force collective.
Hâte d’échanger à mon tour.
En France, je pense que NOUS avons du travail pour changer l’état d’esprit collectif, à commencer par les messages diffuser par les médias. Air Zen Radio est u n exemple à propager.
Oui, complètement.
Les messages que nous diffusons façonnent notre regard sur le monde.
Mettre en lumière des médias qui proposent une autre façon de raconter le réel est déjà une action collective en soi.
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